Le témoignage de Lucie

« Bonjour. Je m’appelle Lucie, j’ai 38 ans. Je suis avocat et je travaille comme consultant international pour une entreprise.


Voici mon témoignage sur ma phobie du dentiste.

Chaque être humain détient un capital dentaire différent.
Ce qui signifie que même issus d’une même fratrie, nous pouvons avoir des différences.
Malgré une très bonne hygiène dentaire, mon patrimoine génétique ne m’a apporté que le côté déficient et non protecteur en matière d’odontostomatologie.

Dès ma plus tendre enfance, mes molaires se sont, au fur et à mesure, cariées. Dans les années 1980, où la perception de la douleur n’était pas reconnue, j’avais environ sept ans et comme beaucoup d’enfants j’ai été la victime de ces abominables supplices liés aux poses d’amalgames et à l’application de la fameuse « fraise dentaire » sans anesthésie !
Ce traumatisme m’a empêchée à l’âge adulte de prendre conscience de l’importance de se faire soigner. Et cela malgré de réelles infections : abcès, nouvelles caries et kystes à répétition. Je préférais souffrir et me gaver d’antidouleurs que de contacter un dentiste. Surtout, je me suis habituée à cette douleur que j’apprivoisais années après années… Et que, finalement, j’ai maîtrisée.
Le simple fait de prendre un rendez-vous par téléphone me remplissait d’angoisse et de douleur ! A pleurer ! Quand j’avais ne serait-ce que réussi à joindre un cabinet, le plus souvent, je l’avoue, je raccrochais au bout de la première sonnerie.

Quelques années plus tard, un très grave accident m’a complètement défigurée, amplifiant mes problèmes dentaires par la perte quasi-totale de toutes mes molaires supérieures !
Toujours apeurée, je n’ai pas eu le courage de m’orienter vers un spécialiste, alors que pourtant à cette période il y avait déjà eu de grandes avancées techniques.
Mais pas à propos de la réceptivité des angoisses du patient. Donc de la douleur. Car elle vient de là l’angoisse ! De la douleur perçue et non ressentie vraiment.
Un sentiment de panique, une terreur incontrôlable se matérialisant par des tremblements et vertiges, souvent accompagnés de nausées fulgurantes, ainsi qu’un déséquilibre psychique jusqu’à en devenir agressive m’empêchaient de pouvoir franchir ce pas, pourtant indispensable à une éventuelle guérison. Alors j’ai encore laissé traîner. Jusqu’à user mes dents de devant et avoir une asymétrie de la mâchoire. Jusqu’à ne plus pouvoir manger correctement les aliments que j’ingérais. Jusqu’à même être fatiguée lorsque je me sustentais…
Mais si cela s’arrêtait là !

Je n’osais plus sourire ou même me faire prendre en photo alors que dans ma jeunesse j’étais modèle. Creusée au niveau des joues, je paraissais cinq ans de plus que mon âge. Mon visage s’usait à l’identique de mes dents. Socialement et personnellement, ce n’était plus possible, il fallait faire quelque chose car sinon dans dix ans la seule alternative aurait été de porter un appareil dentaire !! Et cela, je me le refusais !

Alors un jour, treize ans après mon accident dramatique pour être précise, j’ai décidé de faire quelque chose !
Cela n’a pas été facile au début ! Loin de là ! Renfermée sur moi-même, sans aucune confiance, ma phobie prenait le dessus ! Sueurs, angoisses, bouffées de chaleur, crise d’agressivité, rien qu’à l’idée que quelqu’un allait s’immiscer dans ma « cavité buccale…» ! J’ai été odieuse et déséquilibrée car je n’y croyais pas !
Se faire soigner, récupérer ses facultés initiales sans douleur ? Une pure utopie me suis-je dis… Jusqu’au dernier moment je me disais, « je n’irai pas ! …». Mais cela n’a pas duré… Dès le premier rendez-vous tout a changé !

Après avoir passé un scanner et fait le point des dégâts avec le docteur Jérôme Weinman, nous avons programmé de grosses interventions chirurgicales de reconstruction des mes mâchoires : extractions dentaires suivies de greffes osseuses, de comblements de sinus pour pouvoir poser des implants dentaires, réalisation de couronnes sur dents vitales ou dévitalisées. Bref la totale !…
Tout cela sous sédation bien sûr ! Les séances se sont succédées, gérées en douceur au fauteuil dentaire par le Docteur Wargnier, le médecin anesthésiste
Mais il y a eu des crises ! Car les traitements que j’ai subis sont si sophistiqués qu’il y a forcement des aléas… Alors j’ai failli craquer !

Ça a été dur à démarrer, mais, à la clef c’est l’espoir de retrouver le sourire !

Finalement, c’est avec le sourire que je suis allée à chaque intervention, sachant que ces dernières sont synonymes de progrès et d’amélioration physique et psychologique.
J’ai même « rempilé », après tous les lourds traitements de fond pour que le Docteur Jérôme Weinman corrige complètement mon sourire grâce de superbes facettes dentaires.
Alors, pour résumer, un grand merci à toute l’équipe à qui je dis merci d’avoir compris et guéri ce mal-être qui me rongeait. »

LUCIE

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