Les symptômes du stress: Des réactions de survie qui remontent à la préhistoire.

Le système de réponse au stress date de la chasse au mammouth et ne sait pas qu’il est au XXI éme siècle.

 les symptômes du stress

Le système de réponse au stress ne sait pas qu’il est au XXIème siècle :  

Il pense qu’il est toujours en train de vous préparer à chasser le mammouth, comme au temps de la préhistoire. Il ne sait probablement pas la différence entre un mammouth et le fait d’être coincé sur le fauteuil d’un dentiste.

Dans les deux cas, le stress fait sécréter toujours les mêmes hormones de stress qui ont les mêmes répercussions sur votre corps et votre cerveau.

  

Pourquoi?

Le stress généré dans les embouteillages alors que vous êtes en retard à un rdv important chez le dentiste entraîne une réaction sur notre cerveau similaire à celle que nos ancêtres aurait pu ressentir lors d’une chasse au mammouth. En fait, cette situation a certainement déclenché une réponse au stress. Le but de cette réponse est de mobiliser de l’énergie. Votre corps mobilise l’énergie en prenant l’énergie contenue dans les sucres et en l’envoyant là où l’organisme en a besoin.

Exemple: Lorsque vous vous apprêtez à soulever une grosse boîte, vous faites comme un culturiste qui s’apprête à soulever des poids : vous inspirez profondément, puis retenez votre souffle pour augmenter votre force. La mobilisation d’énergie ressemble beaucoup à cela.

Comment?

La mobilisation d’énergie c’est la façon qu’a trouvé notre corps pour se préparer à se défendre lors des situations stressantes.

 

Revenons dans le temps de l’homme des cavernes et imaginez que vous vous prépariez à une chasse au mammouth.

 Le mammouth arrive!

Votre système de réponse au stress se prépare à combattre et chasser le mammouth ou bien votre système de réponse au stress se prépare à fuir et à éviter les blessures et la mort si le mammouth s’avère trop fort.

L’une ou l’autre de ces situations vous puise de l’énergie !

 

Les symptômes du stress

Voici quelques modifications qui surviennent lors de la réponse au stress, que vous fassiez face à un mammouth ou que vous soyez chez le dentiste à souffrir sous sa roulette:

 

Le système cardiovasculaire pompe.

Vos battements cardiaques augmentent et pompent plus de sang vers vos muscles.

Vos artères se contractent pour augmenter votre pression artérielle

Vos veines se dilatent pour faciliter le flot de sang vers le cœur et l’oxygéner.

La respiration s’approfondit.

Vos poumons, votre gorge et vos narines s’ouvrent pour laisser entrer plus d’air et accélérer votre respiration.

Votre respiration s’approfondit et laisse entrer plus d’oxygène dans votre sang.

Les sens s’aiguisent pour vous garder alerte.

Vos pupilles se dilatent pour augmenter votre vision

Vos poils se dressent et vous rendent plus sensible au toucher.

Vous sécrétez de l’endorphine (un analgésique naturel) pour endormir la douleur en cas de blessure et vous aider à rester concentré.

La digestion est interrompue.

Les vaisseaux sanguins de l’estomac, de l’intestin et des reins se contractent.

Votre bouche s’assèche et votre vessie et vos intestins ne fonctionnent plus normalement.

La peau change.

Les vaisseaux sanguins sous la peau se resserrent et réduisent ainsi le risque de perdre trop de sang en cas de blessure.

Les glandes sudoripares s’activent pour vous rafraîchir en suant.

Le système reproducteur s’arrête.

L’ovulation est interrompue et la production d’estrogènes diminue.

Les testicules réduisent leur production de testostérone.

 

 

Toute cette nouvelle énergie doit être dépensée.

Chasser le mammouth permet de le faire, mais conduire sa voiture après un rdv chez le dentiste jusqu’à la maison nous laisse avec un surcroît d’énergie. Aujourd’hui, le plus souvent, nous relâchons cette énergie mobilisée sous forme de colère, une malencontreuse conséquence du stress. Le véritable stress s’exprime sous la forme de battements cardiaques, de mains moites, d’envie de rugir et de bondir, et d’hyper-vigilance. Ces signes sont le résultat de votre corps qui répond au stress et qui mobilise l’énergie.

 

Les hormones du stress sont responsables de cette mobilisation d’énergie

Notre corps répond au stress en sécrétant des hormones du stress. Ces hormones sont sécrétées pour aider le corps à réagir lors de situations stressantes.

La première hormone sécrétée est l’adrénaline, l’hormone guerrière : En quelques secondes seulement, l’adrénaline agit et stimule les battements cardiaques, la respiration et la circulation sanguine vers les muscles.

Vient ensuite, le cortisol, l’hormone espionne : Cette hormone envahit l’organisme après quelques minutes (environ 10 minutes) pour aider l’adrénaline à maintenir un niveau d’énergie suffisamment élevé. Le cortisol convertit les gras en sucre, le carburant de notre corps.

 

Les hormones du stress en font encore bien plus!

Le cortisol est un anti-inflammatoire naturel.

Lorsque nous sommes blessés, le système immunitaire attaque les infections et assure la guérison via la « réponse immunitaire ». Ceci demande énormément d’énergie, et pour faire face adéquatement au stress, notre système immunitaire se désactive partiellement.

Le cortisol agit aussi sur la mémoire et l’apprentissage pour qu’on se souvienne des détails qui assurent notre survie.

Exemple: Quand on blesse un mammouth au-dessus du genou, il trébuche et il est plus facile de l’achever. En retenant cela, les prochaines chasses seront plus efficaces, moins dangereuses et assureront la survie du clan. Cela explique que les patients stressés se souviennent minute par minute de leurs sensations sur le fauteuil du dentiste.

Le cortisol aide aussi notre corps à rétablir l’équilibre des constantes corporelles ou l’homéostasie, après le retour à une situation normale. Le cortisol indique à notre cerveau que l’énergie a été dépensée et que nous devons nous ressourcer. Le cortisol envoi alors un signal de faim pour reconstituer l’équilibre énergétique.

Exemple: Fuir + suer (perte de sucres, d’eau et de sels) = soif et faim

 

Les hormones du stress

Lorsque nous percevons quelque chose de stressant, il s’ensuit une cascade d’événements biologiques.

Il en résulte la sécrétion d’hormones du stress, tels l’adrénaline et le cortisol.

 

D’où vient le cortisol et à quoi sert-il?

Dans le jargon scientifique, le système de réponse au stress est nommé l’axe hypothalamo-pituito-surrénalien (ou l’acronyme HPS).

Lorsqu’un agent stressant est identifié, une petite région du cerveau, nommée hypothalamus, envoie des messagers chimiques à la glande pituitaire. De là, un second messager chimique est envoyé par la circulation sanguine aux glandes surrénales. Comme leur nom l’indique, ces glandes sont situées juste au-dessus des reins. Le second messager dit aux glandes surrénales de sécréter du cortisol.

Pour être efficaces, les hormones du stress doivent se lier à ce qu’on appelle des récepteurs. C’est un peu comme si les hormones du stress transportaient un message avec une clé pour dire à toutes les cellules de l’organisme quoi faire. Pour recevoir ce message, il leur faut la bonne serrure (un récepteur).

Lorsque le cortisol se lie aux récepteurs, il peut interagir avec les cellules de l’organisme et leur dire quoi faire. Parce qu’il est très important pour plusieurs fonctions biologiques, le cortisol a des récepteurs pratiquement partout dans l’organisme, y compris dans le cerveau.

Exemple : Si vous devez vous enfuir à toutes jambes, vous enverrez toute votre énergie pour alimenter vos muscles afin de courir plus vite et la priorité sera donnée aux récepteurs situés dans les muscles de vos jambes.

La perception d’un agent stressant stimule le système de réponse au stress !

Mais qu’est-ce qui l’arrête ?

Comment les glandes surrénales savent qu’il est temps d’arrêter de sécréter du cortisol ?

Exemple: Si votre patron fait une critique négative sur un travail que vous faites, vous allez surement arrêter de le faire. C’est la même chose avec le feedback négatif du cortisol et de ses récepteurs : Il dit au système de réponse au stress de mettre un terme à son activité.

La nature est bien faite et aime passer par le chemin le moins compliqué pour accomplir ses tâches. Comme on l’a vu, le cortisol s’attache aux récepteurs pour fonctionner. Ces récepteurs sont dotés d’une intelligence qui leur est propre et savent quand il y en a assez. Lorsque suffisamment d’hormones de stress ont été sécrétées et qu’elles ont rempli leurs fonctions, elles retournent au début de la chaîne du système de réponse au stress et lui disent d’arrêter de s’activer.

C’est ce qu’on appelle un feedback négatif.

 

Les « STRESSEURS »: Tout ce qui provoque la production d’hormones du stress est par définition un « stresseur ».

 

Il en existe deux grandes catégories : les stresseurs physiques et les stresseurs psychologiques : 

1 – Les Stresseurs physiques

Ces stresseurs causent une tension ou une contrainte physique sur notre corps

Exemple : Des températures très froides ou très chaudes, des blessures, des maladies chroniques, de la douleur.

 2 – Les Stresseurs Psychologiques

Ces stresseurs sont des événements, des situations, des individus, des commentaires négatifs ou dangereux, ou tout ce que nous interprétons comme négatif ou dangereux

Exemple : Ne pas être capable de trouver une nounou pour votre enfant alors que vous ne pouvez pas vous absenter du travail.

Ou devoir se faire soigner chez le dentiste parce que vous avez très mal alors que vous en avez peur ou que vous n’avez pas le temps d’y aller, étant débordé de travail.

La façon de retenir la distinction entre les deux catégories de stresseurs est de vous dire qu’absolument tout le monde réagit à un stresseur absolu alors que les stresseurs relatifs sont relativement stressants pour certaines personnes.

 

Les chercheurs proposent une deuxième distinction :

1 – Les Stresseurs Absolus

Toutes les personnes confrontées à ces stresseurs les interprètent comme étant stressants: ce sont des stresseurs objectifs et universels

Exemple: Un tremblement de terre, un tsunami, une guerre.

2 – Les Stresseurs Relatifs

Seulement certaines personnes confrontées à ces stresseurs les interprètent comme étant stressants. Ce sont des stresseurs subjectifs et ils causent différentes réactions chez différentes personnes.

Exemple: La pression au travail, la circulation, les impôts, un examen, un rdv chez le dentiste.

 

LES STRESS AIGU DU PATIENT VERSUS LE STRESS CHRONIQUE DU DENTISTE

Il existe deux sortes de stress qui ont différents effets sur le cerveau et le corps :

1 – Le stress aigu : Il fait partie de notre vie quotidienne et aide notre système de stress à demeurer efficace.

2 – Le stress chronique : Les problèmes de santé surviennent lorsque nous sommes exposés de manière répétée au même stresseur ou à différents stresseurs, sur une base chronique et pour une longue période de temps. Lorsque ceci survient, on peut commencer à souffrir des effets néfastes du stress.

Le Stress aigu

C’est le type de stress typique du patient déjà surbooké qui va chez le dentiste en général. Et en particulier, celui qui a peur du dentiste et bien sûr a fortiori celui qui est phobique du dentiste.

Ce type de stress découle d’événements ou de situations spécifiques pour lesquelles nous sentons que nous avons peu de contrôle et qui impliquent des éléments d’imprévisibilité et de nouveauté ou qui menacent notre égo : C.I.N.E

Le stress aigu n’est pas nécessairement mauvais pour nous, puisqu’il stimule la sécrétion d’hormones qui nous aident à gérer la situation.

Exemple: Éviter de justesse un accident de la route ou encore prononcer un discours devant un auditoire déclenche plusieurs signes physiques, comme sentir son cœur battre très fort, devenir hyper vigilant, se sentir vidé.

Ces signes sont le résultat de l’action des hormones du stress. C’est ce que les acteurs appellent le trac. Ils en ont même besoin pour être plus efficace!

C’est la même chose dans un cabinet dentaire pour le patient. Le stress aide à mieux gérer l’épreuve que constitue les soins dentaire. 

Mais chez certaine personne et pour des raisons diverses qui sont reliées à leur histoire personnelle l’action des hormones de stress entrainent des réactions exacerbées du corps et donc un effet paradoxale néfaste puisque ces patients ne peuvent pas se faire soigner correctement facilement.

 

Le Stress chronique

Ce type de stress découle de l’exposition prolongée et répétée à des situations qui nous font sécréter les hormones du stress. Le stress chronique est mauvais pour la santé, il nous affaiblit. Plusieurs chercheurs pensent que notre système de réponse au stress n’est pas fait pour être activé constamment. À la longue, il peut même mener à l’épuisement de l’organisme.

Le stress chronique est comme si nous étions sur le bord d’une falaise et que nos prédispositions génétiques et notre style de vie nous poussaient dans le vide.

C’est ce qu’on appelle l’effet bulldozer!

En effet, le stress chronique entraîne des maladies cardiaques, de la pression artérielle élevée, des taux de cholestérol élevés, du diabète de type II et de la dépression.

Les effets du stress chronique sont pires chez les gens à risque de développer une maladie chronique.

Par exemple : Un historique familial chargé en maladies cardiaques, diabète, pression artérielle élevée ou des habitudes de vie malsaines suffisent parfois, chez les gens stressés chroniquement, à déclencher ces mêmes problèmes de santé.

Lorsque le système de réponse au stress est activé, d’autres systèmes sont automatiquement touchés.

Exemple: Vos battements cardiaques s’intensifient, votre pression artérielle et vos niveaux de sucre dans le sang augmentent et la capacité de votre système immunitaire est diminuée.

Si le système de réponse au stress perd les pédales, les autres systèmes, par exemple ceux qui régulent la pression artérielle ou le taux de sucre sanguin, demeurent en état d’alerte. C’est comme si le stress chronique déréglait tous nos systèmes physiques, tel un effet domino. La chute de l’un entraîne la chute des autres.

C’est typiquement le stress du professionnel surbooké et en particulier du dentiste que son exercice moderne hyper contraignant conduit plus ou moins au burn out pour statistiquement un professionnel sur deux !

 

 

 

 

 

 

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